[Lu & approuvé] Warship Jolly Roger tome 1 « Sans Retour » de Miki Montlló et Sylvain Runberg, éditions Dargaud

Signé vendredi 27 mars 2015 0 , , , , Permalink 0

warshipjollyroger_couvProfitant d’une mutinerie qui a mal tourné, mais dont il n’est pas l’instigateur, l’ex-Colonel Jon Tiberius Munro, parvient à s’échapper de la prison de haute sécurité dans laquelle il était en détention, en qualité de plus grand criminel de guerre de tous les temps. Quelques détenus opportunistes en profitent pour se joindre à son escapade, la sécurité étant trop occupée à dégommer les indépendantistes venus libérer les leurs. Désormais libre, Munro n’a plus qu’un but, mettre la main sur son ancien vaisseau de guerre, le Valkyrie. Pour cela, il va falloir affronter la garde rapprochée du Président  Vexton, qui souhaiterait capturer son ancien officier plutôt mort que vif, des fois qu’il lui prendrait l’envie de révéler quelques secrets d’état compromettants…

Un premier tome bien mené, bien construit, et bourré d’action, qui sort du lot en dépit de sa trame classique: présentation des personnages, mise en place d’un équipage, introduction des enjeux. La véritable histoire commencera au tome 2, mais pour une fois, on n’a pas l’impression d’avoir perdu son temps en lisant le tome 1 ;). Le pari est donc gagné, et j’en serai pour la suite. Le titre est sans équivoque (le Jolly Roger, c’est le petit nom du classique drapeau noir à tête de mort): on suivra une bande de pirates, reste à savoir à quoi ils vont s’attaquer précisément ;).

J’ai beaucoup apprécié la caractérisation des personnages, tantôt énigmatiques pour certains (Treize), charismatiques pour d’autres (Munro), voire très ambivalents (Kowalski). Leur relation promet de sacrés étincelles dans la suite, j’ai hâte de voir ça (surtout Treize et son droïde hibou).

© Montlló / Runberg / Dargaud

© Montlló / Runberg / Dargaud

Côté dessin, c’est juste magnifique. Que ce soit les protagonistes, les cadrages ou les designs de vaisseaux, tout est réussi. Seul petit bémol pour ma part: la mise en couleur. Bien que superbement réalisée, je l’ai trouvée en revanche très sombre tout au long de l’album. Sans cesse je devais tourner les pages vers la pleine lumière pour apprécier les nuances de rouge (qui confèrent à l’album un style incomparable). Je me suis d’ailleurs posé la question de savoir si le problème ne viendrait pas de l’impression en elle-même. Je suis sûr qu’à l’écran, ça devait être superbe. Bon OK, c’était vraiment histoire de trouver un truc à redire ;).

Si vous voulez passer un bon moment, si vous voulez un cocktail détonnant aux saveurs proches de Serenity et d’Albator (en version plus musclée), jetez-vous donc sur Warship Jolly Roger !  Ce space-opera possède tous les ingrédients pour devenir un ténor du genre, en tout cas.

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