Avis: The Arms Peddler tome 1 de K. Nanatsuki & Night Owl, édition Ki-oon

Petit achat compulsif, attiré par la couverture, The Arms Peddler a été une belle découverte. Un manga dont le ramage se rapporte au plumage.

Je vous plante le décor. Futur que l’on devine lointain, entièrement ravagé, tendance post-apocalyptique. Au beau milieu d’une plaine désertique, Sona Yuki est abandonné quasiment mort par l’infâme Hydra, qui vient de massacrer sa famille. Alors qu’il reprend connaissance, une jeune femme s’approche et lui propose de l’eau. Il s’agit de Garami, marchande d’armes itinérante. Après l’avoir remis sur pied, elle lui annonce qu’il a maintenant une dette envers elle à payer, pour l’avoir sauvé. Désormais, jusqu’à ce qu’il s’en acquitte, il sera son esclave. Contraint et forcé, Sona accepte de suivre Garami, tout en espérant ainsi croiser le meurtrier de ses parents et se venger…

Pitch de départ très classique, il est vrai, mais il se dégage tout de suite quelque chose de ce manga. D’abord graphiquement, c’est très réussi. Les décors sont travaillés, les personnages sont très classes et charismatiques. Mention spéciale pour Garami, au look ravageur, et qui entretient une part de mystère qui semble partie pour être le moteur de la série. On rentre dans le schéma du « qui est-elle, d’où vient-elle, où va-t-elle », et Sona sera le petit sidekick pas très doué au départ, mais qui certainement s’avèrera très courageux par la suite.

L’histoire est d’abord découpée en petits chapitres, qui correspondent à une sorte de quête. Garami étant membre de la guilde des colporteurs d’armes, elle voyage de village en village, pour satisfaire les besoins d’une population plus qu’en besoin de protection face à la violence du monde qui les entoure. Mais au fil du manga, on sent que le scénario nous embarque vers quelque chose de plus sérieux, et les derniers chapitres, dans lesquels l’action monte crescendo, atteignent leur but : nous faire saliver et acheter la suite.

On pensera inévitablement à Hokuto No Ken, Bersek, voire Ubel Blatt en lisant ce premier tome. Et comme dans ces derniers, c’est l’ambiance assez rude du monde dans lequel Garami et Sona évoluent qui est pour beaucoup dans la réussite de ce manga. Un monde brutal, sans foi ni loi, si ce n’est la celle du plus fort. On est revenu en quelque sorte au temps du Far West, et les voir traverser ces étendues désolées nous plonge bien dans cet univers. Chaque fois qu’ils croisent d’autres humains, ils tombent toujours sur des types à l’allure et aux mœurs peu fréquentables, mais au milieu desquels ils vont certainement faire des rencontres importantes, un peu à l’image de cette fin de premier tome…

En résumé:
Un manga accrocheur, sorte de western futuriste post-apocalyptique, mâtiné de Dark Fantasy. Les personnages sont hauts en couleur, bien définis, avec un caractère bien trempé. Tous les ingrédients sont là pour faire une série à succès. Pour ne rien gâcher, le dessin est en plus à la hauteur du reste, que demander de plus ?

1 Comment
  • Guillaume
    juin 25, 2012

    La repro de la planche est quand même bien crade… Pas facile de faire ça à l’appareil photo…

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