[Lu & approuvé] Brane Zéro tome 1, de Mathieu Thonon, éditions Akiléos

Brane Zero - couv

Brane Zéro est une oeuvre réalisée par Mathieu Thonon, dont la couverture est singulière, toute vêtue de blanc avec son signe rouge à l’allure japonaise. Pas évident en librairie de savoir de quoi il s’agit au premier coup d’oeil, même si ça a au moins le mérite de ressortir à côté d’autres albums au look plus habituel. De prime abord on pense à Akira, sentiment qui est vite confirmé en ouvrant l’album. Premier constat: l’ouvrage est conséquent; 74 planches au compteur, ça s’annonce bien.

Résumé éditeur:

Le jeune Henry Gates et son grand-père survivent tant bien que mal dans un monde post-apocalyptique hanté par des monstres qui dévorent la couleur et transforment les êtres vivants en statues, jusqu’au jour où ils sont pris en otages par un groupe d’hommes armés afin de servir d’appâts.

Dans le même temps, sur un monde « normal », ce qui ressemble à un commando s’apprête à se projeter dans l’univers désolé d’Henry Gates.

L’aventure débute de manière accrocheuse, on est directement happé par l’histoire, et les décors étranges qui l’accompagnent. L’ambiance de désolation qui règne achève de vous transporter dans cette dimension parallèle mystérieuse, où un jeune garçon tente de survivre avec son Papy. Pour vous situer, on est à la croisée d’Akira, de Mad Max et d’Evangelion. Le jeune héros de cette BD doit affronter d’étranges créatures gigantesques, à travers une sorte de mégapole en ruine, tout en échappant à des fous furieux en guenilles armés jusqu’aux dents. Tout un programme. Si on ajoute à cela une pincée de voyage temporel et inter-dimensionnel, on obtient Brane Zéro, un cocktail explosif passionnant qui se lit d’une traite.

Après avoir refermé l’album, on commence à pas mal cerner ce qui se trame autour du personnage principal (je n’exposerai aucune théorie ici pour ne pas spoiler 😉 ), mais l’histoire conserve beaucoup de zones d’ombres, si bien qu’on aurait bien aimé avoir la suite entre les mains pour enchaîner.

Brane Zéro - extrait

extrait © Thonon / Akiléos

Côté dessin, j’ai d’abord été déconcerté. Non pas que je n’aime pas le dessin, pas du tout (c’est même très bien, et en plus c’est un premier album). J’ai plutôt trouvé les planches « vides ». Ça c’était le premier sentiment. Puis au cours du récit, on finit par s’imprégner de l’ambiance particulière de l’album en grande partie procurée par ce côté épuré. L’aspect monde ravagé et abandonné est renforcé par ces espaces peu chargés de détails. Un peu à la manière de la couverture, finalement. Difficile donc de penser que cela n’est pas fait exprès ;).Malgré tout, je n’ai pu m’empêcher de me dire que j’aurais aimé un album au format comics, plus condensé, ce qui aurait « chargé » un peu plus les pages. Mais ça c’est juste un avis personnel, un détail. En tout cas, j’ai beaucoup aimé le côté monochrome de la BD, avec seuls quelques détails en couleur, qui permet de situer sans équivoque l’action dans un monde parallèle. Un détail qui a son importance dans l’histoire, bien entendu… Le découpage des scènes d’action est également très réussi, c’est assez nerveux à lire, et du coup cela rythme bien la lecture.

BraneZero_inside

Voilà, que dire de plus à part que je vous conseille ce premier album d’un auteur prometteur. Le second tome est annoncé pour le 7 janvier 2016. Le rendez-vous est pris pour ma part.

Je vous laisse avec une bande annonce réalisée par l’éditeur pour promouvoir la série:

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